Pour un film copie conforme à la réalité et, pour débuter, tourné sur les lieux même de l’histoire vraie
Lundi 10 septembre 2007, Nice, quartier du tribunal, Albert Spaggiari s’enfuit du bureau du juge, en sautant par la fenêtre du 2ème étage, se rétablit sur le sol, ramasse ses lunettes et s’enfuit à moto, en compagnie d’un complice. On le retrouvera quelques heures plus tard, sur la promenade des anglais, pour le premier jour des scènes du film de Jean Paul Rouve ‘’ Ni haine, ni violence et sans arme’’ tournées à Nice. Tout le reste se fera en studio ou presque.
Et c’est la magie du cinéma qui nous rappellera ce fait divers de l’année 76, raconté une nouvelle fois, en images. Et pensez bien que 337 coffres ouverts du 17 au 20 juillet de cette
année là, c’est un souvenir, dont tous les niçois se rappellent, encore aujourd’hui.
En vérité, ce 10 septembre 2007 n’est pas la copie conforme du 10 mars 1977, mais, une reconstitution de qualité, grâce à cet acteur devenu réalisateur, Jean Paul Rouve, un ancien des Robin des Bois. Et cet acteur devenu ‘’Bancable’’ est attentionné, tendu, à l’écoute de son cascadeur qui doit sauter du 2ème étage et d’une hauteur de 8 mètres, comme dans la véritable histoire et le refaire, au moins deux fois.
14 heures, soudain, le mot ‘’action’’ est prononcé et Ioanne est prêt. Il sort par la fenêtre, du bureau du juge d’instruction, Richard Bouaziz, de l’époque et se jette sur la Renault 6, vole, tombe à plat, saute sur la chaussée, se rétablit, oublie et revient ramasser ses Ray-Ban, époque oblige et court vers la moto Kawasaki 900 de son complice, cela durera quelques dizaines de secondes. Cascade réussie, mais, pour assurer, une deuxième prise sera nécessaire, bravo Ioanne, lui glisse, certainement Jean Paul Rouve, en revenant vers la voiture cabossée.
Ce film rappellera certainement d’autres souvenirs, à de très nombreux français, car, cette histoire niçoise fut nationale et même internationale. Pensez-donc, un casse en plein mois de juillet, un bandit qui ne se sert pas d’arme, qui vole de l’argent à une banque et qui restera introuvable, jusqu’à son retour d’un voyage d’accompagnement du maire de l’époque, Jacques Médecin, en Asie, presqu’une année après. Et son échappée belle, qui durera jusqu’à sa mort, en 1989 aura permis de le retrouver au Brésil, en compagnie de Ronald Biggs, protagoniste de l’affaire du train postal ‘’Glasgow Londres’’, treize années plus tôt. Puis, à Paris, sur les Champs Elysées pour un reportage photo dans Le Figaro Magazine, ainsi qu’à la télévision, dans l’émission littéraire de Bernard Pivot ‘’Apostrophe’’ en invité pour son livre ‘’Le journal d’une truffe’’. Enregistrée à Milan !
A 55 ans, M. Albert disparaît, définitivement, en exil, en Italie et ce sera sa compagne qui déposera son corps, à Hyères, chez sa mère. Cette fois-ci, c’est à la douane qu’il échappe, car, un changement de pays, en étant décédé, est également, hors la loi, sacré M. Albert.
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